• Livre et écriture,

Confessions de Nat Turner

Traduit et commenté par Michaël Roy

Publié le 6 mars 2017 Mis à jour le 6 mars 2017

Le 21 août 1831, en Virginie, des esclaves prennent les armes contre leurs maîtres blancs. Sus aux esclavagistes ! En deux jours, ils vont de plantations en plantations et assassinent de sang froid hommes, femmes et enfants. L'instigateur du massacre est arrêté. Il se nomme Nat Turner.

Emprisonné, il reçoit la visite de l'avocat Thomas R. Gray et lui raconte la ferveur religieuse qui a motivé son "oeuvre de mort". Depuis son enfance, Nat a l'étoffe d'un prophète : l'Esprit lui parle, lui envoie des signes et, bientôt, lui confie une mission. Il décrit, impassible et troublant, les préparatifs, la fuite, les morts et la soif de violence. Insurgé ou fanatique ? Libérateur ou illuminé criminel ?

Après son exécution en novembre 1831, Thomas R. Gray publie le récit qu'il a recueilli sous le titre de Confessions de Nat Turner. Au-delà de la littérature de potence'', c'est un document historique incontournable : pour éviter d'autres rebellions, les États du Sud durciront la législation sur l'esclavage qui mènera à la guerre de Sécession... Ce texte, l'un des premiers à faire entendre une voix noire, éclaire aujourd'hui la place de ce personnage dans l'histoire des États-Unis et de la culture afro-américaine.
 
En 1967, l'adaptation littéraire de ce témoignage par William Styron lançait une polémique. Cinquante ans plus tard, l'histoire de Nat Turner devient un film, The Birth of a Nation, sorti en janvier 2017. À l'époque des émeutes de Ferguson et du mouvement Black Lives Matter, ces Confessions restent d'une actualité radicale.

Biographie de l'auteur de la traduction et de la postface critique de l'ouvrage

  • Michaël Roy est maître de conférences en civilisation américaine à l'Université Paris Nanterre. Il est membre du Centre de Recherches Anglophones (EA 370).


Mis à jour le 06 mars 2017