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Appel à communications - Colloque International de Linguistique P.L.S. 5

Publié le 31 janvier 2017 Mis à jour le 4 avril 2017

Appel à communications pour le colloque international de linguistique P.L.S. 5 organisé par le groupe GReG (Groupe de Réflexion sur les Grammaires) rattaché au centre de recherche CREA (EA 370) en partenariat avec l'UMR 7114 MoDyCo de l’Université Paris Nanterre. Il porte sur le thème « La correction en langue(s) / Linguistic correction/correctness » qui aura lieu les 17 et 18 novembre 2017 à Nanterre

Date(s)

le 30 avril 2017

Prolongation de la deadline

Descriptif :


Il s’agit ici de poursuivre la réflexion sur le paramétrage de la (re)construction du sens, activité langagière dynamique dans laquelle la distinction de niveaux d’analyse morphosyntaxique, sémantique, prosodique et pragmatique, n’est plus pertinente (cf. les publications issues des quatre colloques P.L.S. précédents, Corela 2011 http://corela.revues.org/2368; Mapping parameters of Meaning 2012 ; Linx 2015 https://linx.revues.org/1432; Canadian Journal of Linguistics 2016 https://www.cambridge.org/core/journals/canadian-journal-of-linguistics-revue-canadienne-de-ling, et Marqueurs et Structures, éditions Lambert-Lucas à paraître, courant 2017).

Le thème d’étude choisi, la correction en langue(s), sera décliné en différentes problématiques et considéré sous plusieurs angles. Dans sa définition même, la correction peut être comprise en tant qu’état de correction ou être entendue comme un processus. En tant qu’état de correction (cf. l’anglais ‘correctness’), le concept réfère à une forme de droiture, de grammaticalité, d’acceptabilité, c'est-à-dire à la conformité avec une norme. En tant que processus, la correction renvoie à une dynamique de rectification, redressement, effectué par le locuteur lui-même ou par un tiers ; il s’agit là d’ajuster la production linguistique en réduisant ce qui est perçu comme un écart par rapport à une norme ciblée.
Dans ces deux acceptions, la notion de correction nous amène à réfléchir à la nature d’une norme étalon à l’aune de laquelle elle peut/doit être envisagée. Le thème de la correction soulève donc la question des écarts sémantiques, syntaxiques, pragmatiques, prosodique etc. par rapport à cette norme.
Quelle est la norme, souvent implicite, par rapport à laquelle on (se) corrige ? Qui ou quoi la dicte ? S’agit-il d’une norme définie statistiquement par rapport à une fréquence d’usage ou d’une norme évaluative imposée par un groupe de locuteurs ? La correction fait intervenir le concept de variation linguistique, à la fois sur le plan synchronique (coexistence de plusieurs systèmes au sein d’une même langue) et sur le plan diachronique (changement linguistique résultant d’écarts par rapport à la norme progressivement intégrés à la langue).
Nous invitons les contributeurs travaillant sur des corpus authentiques à s’interroger notamment sur les pistes de réflexion suivantes :
  • toute norme étant liée à un contexte et à une situation spécifiques (et donc variables), la correction implique des problématiques d’adaptation, qui peuvent considérées du point de vue de la pragmatique et de l’analyse du discours (concepts de pertinence, évaluation de l’efficacité du discours, du genre, etc.) ;
  • d’un point de vue sociolinguistique, les questions du politiquement correct et de l’hypercorrection pourront être envisagées. Etre « politiquement correct », c’est être potentiellement linguistiquement incorrect, et adopter des constructions linguistiques nouvelles potentiellement en rupture avec la norme linguistique (féminisation des substantifs, mots porte-manteaux) ; 
  • dans le domaine de la didactique des langues, on peut réfléchir au statut de l’erreur dans l’apprentissage d’une langue seconde et aux stratégies de correction, à la relation entre correction et remédiation ;
  • en acquisition de la langue maternelle, on pourra analyser les phénomènes d’auto/hétéro-correction, leur portée, leurs modalités, et leur impact dans le processus d’acquisition de la langue. Les phénomènes de correction en langue(s) intéressent donc toutes les dimensions de l’activité de langage : syntaxique, sémantique, phonologique, gestuelle, mais aussi les différents domaines de son inscription. Nous souhaitons, lors de ce colloque, que cette question de la correction en langue(s) soit considérée dans une perspective holistique, et réunir à cette fin des chercheurs d’horizons théoriques différents.
 
Références
LABOV, W. (1976) Sociolinguistique (Sociolinguistic Patterns) Paris : Editions de minuit.
CAMERON, D. (1995) Verbal Hygiene London: Routledge.
DELMAS, C (dir) (2003) Correct, incorrect en linguistique anglaise, Travaux du CIEREC, Volume 113.
DE PONTONX, S, MASSON, C., LEROY, M.,, MORGENSTERN, A., (2014), « Ça s’appelle comment le docteur des animaux ? » Co-(re)construction des productions non standard de l’enfant », Actes du 4° Congrès Mondial de Linguistique Française, Berlin, 16 pages.
HORGUES, Céline & SCHEUER, Sylwia, «I understood you, but there was this pronunciation thing…»: L2 pronunciation feedback in English/French tandem interactions”, in Research in Language, vol. 12(2), (2014), p. 145-161.
MORGENSTERN, A., LEROY, M, CAËT S, (2013), “Self- and other-repairs in child-adult interaction at the intersection of pragmatic abilities and language acquisition”, Journal of Pragmatics, 56 p. 151-167.
PAVEAU, M-A (dir.) (2003) Gestes et enjeux de la correction, Le Français Aujourd'hui, 140.
CANDEA, M., MIR-SAMII R.(dir), (2010), La rectification à l'oral et à l'écrit, Paris : Ophrys.

Conférenciers invités :
  • Jeff Tennant (Western University, Ontario, Canada)
  • Julien Longhi (Université de Cergy Pontoise)
Comité scientifique :
  • Remi Camus, Université Paris Nanterre
  • Gilles Corminboeuf, Université de Fribourg, Suisse
  • Claude Delmas, Paris 3- Sorbonne Nouvelle
  • Lionel Dufaye, Université Paris Est – Marne La Vallée
  • Gilles Forlot, INALCO
  • Eric Gilbert, Université de Caen – Basse Normandie
  • Alice Krieg-Planque, Université Paris Est – Créteil Val de Marne
  • Marie Leroy, Université Paris Descartes
  • Clara Lorda, Université Pompeu Fabra, Barcelona, Espagne
  • G. Mélis, Université Paris Diderot
  • Aliyah Morgenstern, Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3
  • Catherine Paulin, Université de Strasbourg
  • Blandine Pennec, Université Toulouse Jean Jaurès
  • Sophie de Pontonx, MoDyCo
  • Graham Ranger, Université d’Avignon
  • Françoise Sully-Nylander, Université de Stockholm, Suède
  • Anne Trévise, Université Paris Nanterre
  • Sarah de Vogüe, Université Paris Nanterre
Les langues du colloque seront le français et l’anglais
Retrouvez l'appel à communications en Français et en Anglais en pièce jointe

Partenaires :

Mis à jour le 04 avril 2017